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Status Check | 9 mois avant l’EUDI Wallet : sommes-nous suffisamment prêts ?

Dernière ligne droite avant décembre 2026 : les enseignements de notre analyse par pays au premier trimestre 2026”

Le compte à rebours est lancé. L’Architectural Reference Framework a atteint la version 2.8, avec près de 30 actes d’exécution déjà publiés, faisant référence à des dizaines de normes techniques. L’un des éléments clés de mise en œuvre devrait être publié prochainement, après avoir été voté le 25 février 2026 : le règlement d’exécution de la Commission européenne relatif à l’enrôlement dans le portefeuille au titre de l’article 5a(24) du cadre eIDAS modifié. Cet acte est essentiel, car le premier véritable test du déploiement de l’EUDI Wallet sera de savoir si les citoyens peuvent être intégrés dans un portefeuille de manière simple, sécurisée et à grande échelle, plutôt que de savoir si les États membres peuvent présenter une architecture sur le papier. Étant donné que l’utilisation du wallet sera volontaire et non obligatoire, la simplicité du parcours d’onboarding n’est pas une question de conception secondaire. C’est une condition essentielle à l’adoption.

Dans ce contexte, le calendrier de mise en œuvre de la Commission européenne implique que les États membres de l’UE doivent mettre à disposition au moins un portefeuille européen d’identité numérique (EUDI Wallet) d’ici le 24 décembre 2026, les entités réglementées étant tenues de l’accepter un an plus tard. Cela semble simple : un pays fournit un portefeuille ou non. Cependant, à y regarder de plus près, il devient évident que certains pays entrent clairement dans la phase finale de livraison, tandis que d’autres sont encore en train de transformer des pilotes, des textes juridiques et des applications d’identité existantes en quelque chose qui puissent répondre de manière crédible aux standards EUDI dans les délais. La question n’est donc plus de savoir si les portefeuilles vont être déployés. Elle est plutôt de savoir où les premiers portefeuilles utilisables, évolutifs et conformes sur le plan réglementaire seront prêts — et où « prêt » pourra dans un premier temps désigner une version limitée plutôt qu’une maturité fonctionnelle complète.

Cet était des lieux combine des indicateurs de progrès officiels et publics, ainsi que des échanges directs avec le marché. Elle s’appuie également sur des recherches de terrain menées au premier trimestre de 2026, et sur des échanges continus au sein de l’écosystème lors de plusieurs réunions de groupes de travail d’associations sectorielles dédiées à l’identité numérique.

Ce que « suffisamment prêt » devrait signifier en 2026

À ce stade, « suffisamment prêt » ne peut pas être défini comme une parité complète des fonctionnalités à travers l’Europe. Cela serait irréaliste. Cela signifie plutôt qu’un État membre peut fournir au moins un portefeuille officiellement reconnu offrant un processus d’onboarding fiable, des contrôles de base en matière de confiance et de confidentialité, un processus de certification viable et une stabilité opérationnelle suffisante pour soutenir des applications réelles dans les secteurs public et privé. Toutefois, « un processus d’onboarding fiable » mérite désormais plus d’attention que ne lui en accordent encore de nombreuses stratégies. Étant donné que l’utilisation du portefeuille numérique sera volontaire, la conformité juridique n’est pas le seul seuil déterminant. Il s’agit plutôt de savoir si le processus d’enregistrement initial est suffisamment simple, fiable et utile pour être adopté par les citoyens. Le seuil pratique n’est pas la perfection. Il s’agit de savoir si le wallet peut fonctionner comme un élément fiable de l’infrastructure européenne d’identité numérique, plutôt que de se limiter à un pilote symbolique accompagné d’un communiqué de lancement.

Dans notre évaluation des 27 États membres de l’UE, trois pays apparaissent actuellement presque certains, cinq très probables, huit probables, sept incertains et quatre improbables pour l’échéance de décembre 2026. Nous examinerons ces pays plus en détail plus loin dans cet article.

Il s’agit d’une situation meilleure que celle attendue par certains observateurs, mais elle laisse néanmoins un large groupe intermédiaire capable de livrer une solution à temps, avec de réelles incertitudes concernant le périmètre, la certification selon des schémas nationaux d’évaluation de conformité encore en cours d’élaboration, l’onboarding ou le niveau de maturité opérationnelle, ainsi qu’un groupe plus restreint mais néanmoins significatif qui reste clairement à risque. En d’autres termes : le lancement aura probablement lieu, mais il sera également échelonné, asymétrique et, pendant un certain temps, inégal en termes de valeur d’usage au quotidien.

Une précision importante sur le périmètre : cette analyse concerne l’obligation des États membres de l’UE à l’horizon de décembre 2026. Les pays de l’EEE comme la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein suivent un calendrier différent et ne doivent pas être inclus dans la même analyse de délai. Cela peut sembler technique, mais c’est stratégique car cela influence la manière dont les prestataires de services internationaux doivent séquencer leur préparation au marché et leurs plans d’onboarding.

Le paysage européen devient plus clair et plus différencié avec des cas de premier plan

Les cas les plus avancés aujourd’hui sont la France, l’Italie et la Pologne. Ces pays ne partent pas de zéro.

  • France Identité est déjà un service en production, qui étend progressivement ses fonctionnalités et son intégration dans l’écosystème en devenant un EUDI Wallet officiel. Il a également commencé à réaliser des tests initiaux avec des parties prenantes.
  • Le cas italien doit être décrit plus précisément comme le système IT Wallet, et non simplement comme l’application « app IO ». Le cadre italien est explicitement conçu comme un système national de portefeuilles IT comprenant un portefeuille public accessible via l’application IO, ainsi que des portefeuilles privés supplémentaires pouvant être proposés par des fournisseurs privés accrédités. Ceux-ci seront introduits simultanément, offrant aux utilisateurs la possibilité de choisir leur portefeuille préféré. Cela pourrait faire de l’Italie le seul grand pays européen où des fournisseurs privés peuvent entrer relativement rapidement sur le marché des portefeuilles, aux côtés de la solution publique. La logique d’enrôlement est également stratégique. Selon des sources officielles, les citoyens peuvent accéder au système en utilisant la CIE ou SPID. Cela signifie que l’Italie peut s’appuyer sur une infrastructure nationale d’identité déjà établie pour l’activation du portefeuille, plutôt que de dépendre d’un modèle d’enregistrement entièrement nouveau. Compte tenu de la croissance continue de l’écosystème SPID, qui compte désormais plus de 41,5 millions d’utilisateurs enregistrés, cela fait de l’Italie l’un des cas de transition EUDI les plus avancés sur le plan opérationnel en Europe.
  • La Pologne a combiné une base installée importante d’utilisateurs mObywatel avec un engagement public d’intégrer l’EUDI Wallet dans l’écosystème mObywatel d’ici la fin de 2026. Cependant, la transition de la version 2.0 (avec près de 10 millions d’utilisateurs) à la version 3.0 pourrait entraîner des retards significatifs dans le déploiement en raison de facteurs encore incertains à ce stade.

L’Allemagne constitue un test de résistance instructif

L’Allemagne a annoncé qu’elle lancera sa version étatique du Wallet EUDI le 2 janvier 2027, avant d’ouvrir le marché aux entreprises privées l’année suivante. Cela montre que les neuf mois restants d’ici la fin d’année seront davantage consacrés au pilotage du programme et à la gouvernance du projet qu’à la vision. Le travail réalisé jusqu’à présent sur le wallet, y compris le prototype challenge et la phase de test, démontre des progrès significatifs compte tenu des conditions initiales. L’Allemagne pourrait finalement livrer un écosystème d’identité numérique robuste.

Compte tenu du faible niveau actuel d’utilisation de l’identité numérique dans le pays, les responsables politiques allemands font preuve de plus d’ambition dans l’adoption des portefeuilles EUDI que certains autres États membres de l’UE ayant des taux d’adoption plus élevés et des services d’administration électroniques plus efficaces. Toutefois, avec seulement neuf mois restants avant la date de lancement officielle, le risque de retard est plus élevé qu’en France ou en Italie. C’est une leçon importante pour les parties de confiance : la sophistication technique ne se traduit pas automatiquement par une disponibilité précoce.

Le groupe suivant est solide, mais pas exposé aux mêmes niveaux de risques

L’Autriche, la Belgique, la Grèce, le Portugal, l’Espagne et la Suède forment un second niveau solide.

  • L’Autriche bénéficie de la combinaison d’ID Austria et eAusweise, ce qui signifie que le pays dispose déjà d’un système fonctionnel de justificatifs numériques mobiles.
  • La position de la Belgique s’est nettement renforcée, le Belgian Digital Transformation Office (BOSA) ayant présenté MyGov.be comme la réponse du pays à l’obligation de portefeuille issue d’eIDAS 2.0, tandis que itsme continue d’être largement utilisé par les citoyens belges pour l’authentification quotidienne auprès de parties utilisatrices privées.
  • La Grèce et le Portugal bénéficient tous deux de l’avantage stratégique le plus important à ce stade : ils disposent déjà de services orientés citoyens de type portefeuille en production. Toutefois, les informations publiques concernant le calendrier, le périmètre de production et les opportunités pour les fournisseurs de portefeuille numériquie privés restent limitées.
  • L’Espagne appartient également à ce second groupe. Lors de l’EUDI Wallet Launchpad en décembre 2025, la première version du wallet exploitant le système Cl@ve existant a été présentée. Cela est significatif car Cl@ve compte déjà plus de 24 millions d’utilisateurs enregistrés et plus de 1,1 milliard d’authentifications annuelles sur sa passerelle, selon des statistiques officielles du gouvernement espagnol. Toutefois, la feuille de route de mise en œuvre n’est pas encore disponible publiquement.
  • La Suède, bien que moins visible que certains leaders d’Europe du Sud auprès des consommateurs, présente désormais le type de mandat public, de travaux en environnement de test et de structure de mise en œuvre qui précèdent généralement une livraison concrète.

Ce ne sont pas des « pays conceptuels ». Ce sont des pays en phase d’exécution. Mais contrairement à la France, à l’Italie ou à la Pologne, ils présentent encore un risque légèrement plus élevé que, d’ici décembre 2026, le périmètre initial plus limité ou une montée en puissance plus tardive des cas d’usage concrets.

Ce qui distingue les leaders des autres

Dans l’ensemble de l’étude des pays, un schéma se dégage très clairement : le meilleur indicateur de préparation n’est pas la qualité des présentations ou la sophistication du langage politique. C’est l’existence d’une application nationale d’identité déjà en production, fiable et utilisée, qui peut être améliorée plutôt que créé ex nihilo. Les pays disposant d’une plateforme en production, d’un responsable institutionnel clairement identifié et d’une base existante d’émission de justificatifs numériques opèrent simplement sur une autre temporalité. Ils ont déjà résolu les questions politiques et comportementales les plus difficiles : qui possède le service, comment les citoyens y accèdent et si le public l’utilisera effectivement.

Un pays qui exploite déjà une application nationale de type portefeuille numérique n’est pas automatiquement prêt pour l’EUDI. Il doit encore traiter l’interopérabilité, la certification, l’intégration des émetteurs et des vérificateurs, l’accès des relying parties et l’échange de données respectueux de la vie privée conformément à l’Architecture and Reference Framework. Mais il n’a pas besoin de résoudre simultanément la première mise sur le marché du produit et l’adoption par le public. C’est pourquoi des pays comme la France, l’Italie, la Pologne, l’Autriche ou la Belgique apparaissent actuellement structurellement plus solides que ceux dont le principal jalon récent est encore la publication d’un projet de loi ou le lancement d’un pilote limité.

Pourquoi les progrès juridiques comptent mais ne garantissent pas encore la capacité de livraison

Cette distinction est importante pour interpréter les pays qui ont le plus progressé ces derniers mois. La Bulgarie en est un bon exemple. La publication d’un projet de loi sur le portefeuille européen d’identité numérique (EUDI Wallet) en février 2026 est un signal réel et pertinent. Elle montre que la question de la mise en œuvre nationale n’est plus abstraite. Mais les avancées juridiques à un stade tardif n’éliminent pas le risque pratique d’une livraison technique tardive. Un pays peut être clairement plus actif qu’il ne l’était il y a trois mois et rester néanmoins risqué pour l’échéance de décembre 2026 si les preuves publiques d’un portefeuille en production, d’un plan de déploiement et d’un écosystème opérationnel restent limitées.

Certaines révisions à la hausse sont plus significatives

La Slovaquie est l’un des cas les plus intéressants de progrès réalisés au cours des trois derniers mois. Son programme eDoklady présente désormais une structure de jalons beaucoup plus concrète que celle observée fin 2025, incluant un calendrier public pour de nouvelles fonctionnalités et une référence spécifique à la vérification hors ligne EUDI Wallet prévue pour le deuxième trimestre 2026.

Le Danemark apparaît également plus solide, car le plan de mise en œuvre d’AltID est désormais explicite et structuré par étapes, plutôt que simplement aspiratif.

La République tchèque et la Slovénie apparaissent également mieux positionnées que ne le suggérait l’image de « retardataires ». Elles ne sont pas encore des leaders évidents, mais elles disposent désormais de suffisamment de substance programmatique visible pour se situer dans le groupe intermédiaire plutôt qu’en bas du classement.

Le lancement sera réel, mais il ne sera pas symétrique

C’est un point que de nombreux acteurs du marché sous-estiment encore. La fin de 2026 ne produira probablement pas un moment homogène à l’échelle européenne autour du portefeuille numérique. Il est beaucoup plus probable qu’elle donne lieu à une première vague de lancements nationaux conformes ou quasi-conformes avec des niveaux très différents de couverture fonctionnelle. Certains portefeuilles arriveront d’abord avec des capacités de base d’identification et d’authentification. Quelques-uns pourraient déjà inclure des fonctionnalités de signature électronique qualifiée. Certains resteront plus centrés sur l’administration publique pendant un certain temps avant que des écosystèmes plus larges d’émetteurs et des acteurs de vérification n’émergent. Certains pays seront techniquement interopérables avant d’être réelement opérationnellement. D’autres disposeront d’une application nationale solide mais auront encore besoin de temps pour la transformer en un modèle de service ouvert conforme au cadre EUDI. « Disponible » et « mature » ne signifieront pas la même chose dans tous les États membres au même moment.

Les Pays-Bas illustrent le problème inverse

Le cas néerlandais constitue un signal différent, mais tout aussi utile. Les Pays-Bas ne sont pas inactifs. Ils disposent de tests publics, de travaux techniques et d’un programme national visible. Mais lorsque les informations publiques indiquent qu’une version initiale pourrait ne pas satisfaire l’ensemble des exigences, cet avertissement doit être pris au sérieux. Il est préférable d’être précis dès maintenant plutôt que de créer un faux sentiment d’uniformité dans la préparation du marché. Le 24 décembre 2026 est la date de livraison. Toutefois des versions néerlandaises du Wallet EUDI pourraient devenir disponibles plus tard en 2027, sans nécessairement se situer au premier ou au deuxième trimestre.

Ce que les organisations doivent faire dès maintenant

Pour les banques, les assureurs, les prestataires de services de confiance qualifiés, les opérateurs télécoms et les grands fournisseurs de services, la conclusion est claire. Ne planifiez pas un lancement uniforme à l’échelle paneuropéenne.

Planifiez une réalité de marché progressive. Donnez la priorité aux pays disposant de la base installée la plus solide et de la gouvernance institutionnelle la plus claire. Construisez un modèle d’acceptation indépendant du portefeuille plutôt qu’un plan d’intégration centré sur un seul wallet. Préparez-vous à une période durant laquelle applications nationales d’identité, portefeuilles pilotes et services conformes à l’EUDI coexisteront. Et considérez les preuves, la logique de secours et la gouvernance opérationnelle comme des exigences de conception de premier niveau, et non comme des éléments à ajouter ultérieurement.

Conclusion stratégique

Neuf mois avant l’entrée en vigueur de l’obligation légale, l’Europe semble plus prête que beaucoup ne le craignaient mais pas encore suffisamment prête pour garantir un lancement fluide et uniforme. Les leaders deviennent de plus en plus visibles. Le groupe intermédiaire est réel, mais fragile. Les retardataires sont toujours en course contre le temps. C’est précisément pour cette raison que les prochains mois sont si importants. Le marché passe de la certitude législative à la réalité de l’exécution. D’ici la fin de 2026, l’ère du portefeuille EUDI aura commencé. La question la plus importante pour chaque acteur de l’écosystème est de savoir où il sera utilisable en premier, où il sera digne de confiance, et qui sera déjà prêt lorsque la préparation fragmentée deviendra une véritable structure de marché.


Sources et lectures complémentaires

Institutions européennes

European Commission – EUDI Wallet Homepage 

European Commission – “The legal and technical road to EU Digital Identity Wallets”  

Council of the European Union: “European digital identity (eID): Council adopts legal framework on a secure and trustworthy digital wallet for all Europeans” 

EUDI.Wallets Launchpad – Demos  

European Digital Identity Wallet – Architecture and Reference Framework 

European Commission Better Regulation portal – Proposal for Commission Implementing Regulation on European Digital Identity Wallets user onboarding: 


Projets pilotes à grande échelle de l’Union européenne travaillant sur l’interopérabilité des EUDI Wallets jusqu’en 2027 :

APTITUDE & WE BUILD Consortium 


Études de marché

PwC Strategy – “Digital Identities Across the World – Approaches, Challenges and Best Practices” (PDF)   

Studie „Digitaler Personalausweis und digitale Brieftaschen 2025“   

Digital Identity Observatory at Politecnico di Milano: Verso l’EUDI Wallet: approcci degli Stati e progetti avviati in Europa (Webinar) 


Annonces nationales / aperçus (exemples) :

Austria | Bundeskanzleramt – ID Austria Zukunftsforum   

Belgium | BOSA – “MyGov.be-app beschikbaar als digitale sleutel voor online overheidsdiensten”  

Bulgaria | Bulgaria Public Consultation Portal – Draft law on the European Digital Identity Wallet  

Denmark | Danish Agency for Digital Government – “New digital identity wallet in development” 

France | France Identité – EUDIW Unfold / Playground  

Germany | Bundesministerium für Digitales und Staatsmodernisierung – EUDI Wallet   

Italy | Dipartimento per la trasformazione digitale – “Sistema IT-Wallet” 

Poland | Ministerstwo Cyfryzacji – “Europejski portfel tożsamości cyfrowej zmierza do mObywatela”  

Spain | Digital EU – The Spanish National Wallet presented at EUDI Wallet Launchpad 2025 

Slovakia | Ministry of Interior of the Slovak Republic – “Časový harmonogram projektu – eDOKLADY”  

Slovenia | Government of Slovenia – “Zaupanje kot temelj d igitalne države: elektronske identitete in vloga SI-PASS”  


Recherche de terrain primaire et échanges dans l’écosystème par l’auteur, par exemple lors de :

OMNISECURE, Berlin, 19 – 21 janvier 2026

AUTHENTICON, Dresde, 11 – 12 mars 2026

TRANSFORM by Bitkom, Berlin, 18 – 19 mars 2026


Forums de discussion à venir en avril 2026 :

Namirial Campus, Barcelone, 15 – 17 avril 2026

Bitkom eIDAS Summit, Berlin / en ligne, 28 – 29 avril 2026

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